Isidore Tiperanoles et les trois lapins de Montceau-les-Mines de Pierre Thiry

Publié le par Sharkie343

Auto-édition Books On Demand 2011. 67 pages.

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«A cette époque, Montceau-les-Mines était bien différent d'aujourd'hui.
— Oui, on sait déjà tout ça !!! répondrez-vous.
C'était la campagne, il n'y avait personne à part quelques lapins, il ne se passait rien du tout...
Ce n'est pas si simple, il se passait même bien des choses. Il y avait Arthur, Theobald et Justin, il y avait aussi la belle Ermelinde, il y avait encore... Isidore, il y avait enfin...
Mais je ne vais pas vous raconter toute l'histoire maintenant, il faut aussi ouvrir le livre et lire Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines alors vous apprendrez des choses qui vous étonneront peut-être. A cette époque, Montceau-les-Mines scintillait de poésie».

 

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Il est important que je remercie Pierre Thiry (son site), l'auteur de ce livre, qui m'a fait parvenir ce livre malgré l'Atlantique qui me séparait du pays de Montceau-les-Mines : alors encore une fois, merci beaucoup, votre oeuvre a sincèrement été intéressante à découvrir.

 

Tout d'abord, ce conte m'a fait penser à celui des 3 petits cochons sans compromettre son unicité. Les singuliers personnages des 3 frères sont attachants (plus que les cochons) et leurs professions ont été bien choisies : le marchand de glace m'a donné faim, le poète m'a fait grandement apprécier la poésie (et le jalouser! j'aimerais pouvoir improviser comme lui!) et le gendarme avait bien sa place, mais il était celui que j'aimais le moins.

 

La plume ici fait toute la différence. Elle est tout à fait magnifique ce qui fait que même moi, n'étant plus tout à fait dans les âges visés par cette histoire, j'en reste complètement vendue. Dès les premières pages (j'en aurais voulu plus, haha!), on donne le ton comme quoi les mots donnent une impression de magie et de rêverie. Les poèmes sont vraiment superbes et le reste aussi évidemment. Cependant, je n'ai pas pu partager avec un enfant, mais je suis presque certaine que parfois le vocabulaire lui aurait paru un peu dur. Parralèlement, j'ai été surprise par la cruauté de quelques tournures de phrases : «Alors depuis, Isidore Tiphéranole, s'était mis en tête de le traquer ; de l'attraper ; de l'étriper ; de le tuer....» ou aussi «Dès qu'il entendit la voix du gendarme Arthur, au lieu d'obéir à ses ordres, il se rua sur lui et le dévora». J'ai trouvé que comparé à la douceur des mots employés tout au long, ces moments de «violence» parraissait pas déplacés ni non plus choquants, mais dans ce genre. Pour rester, dans le style, au début, l'idée des noms longs comme mon bras ne m'avait pas charmée puisque j'avais moi-même de la difficulté à m'en souvenir, mais j'ai pu m'apercevoir qu'ils devenaient familiers durant la lecture, je ne considère donc plus cela comme un gros point négatif. Toutefois, je ne suis pas convaincue que cela va tenter les jeunes, mais je me trompe peut-être, je ne m'y connais pas!

 

En ce qui concerne des dessins de Myriam Saci, pour être franche, je les ai trouvés couci-couça, j'ai déjà vu mieux. En plus, leur petite taille est dommage, ça n'attire pas assez le regard. Aussi, leur nombre est trop minime. Tout de même, ça rajoute de la couleur au récit, c'est assurément mieux avec que sans!

 

En conclusion, c'est très imaginatif, ça convient à tous les tranches d'âges. Je me dois pour une dernière fois vous remercier à nouveau M.Thiry, vous êtes talentueux et courageux d'utiliser l'auto-édition. Votre Ramsès au pays des points-virgules doit être aussi réussi que celui-ci.

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